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Arina Essipowitsch

Arina Essipowitsch est née en 1984 à Minsk, elle vit et travaille à Aix-en-Provence.
Elle est dilplomée de DNSEP avec félicitation du jury ESAAIX et Meisterschülerabschluss de l'Academie de Beaux Arts de Dresde. Son travail a été recemment exposé au Jeu de Paume, Espace de l'Art Concret à
Mouans Sartoux, La compagnie Lieu de création, Centre Photo Marseille, Kunsthalle Nürnberg, Halle 14
Leipzig. Son travail a été recompensé par Prix Polyptyque, Mois de photo de Grenoble, la Bourse
Traversées, et fait partie de collection de FRAC SUD et FCAC Marseille.

Arina Essipowitsch est née en 1984 à Minsk, elle vit et travaille à Aix-en-Provence.
Elle est dilplomée de DNSEP avec félicitation du jury ESAAIX et Meisterschülerabschluss de l'Academie de Beaux Arts de Dresde. Son travail a été recemment exposé au Jeu de Paume, Espace de l'Art Concret à
Mouans Sartoux, La compagnie Lieu de création, Centre Photo Marseille, Kunsthalle Nürnberg, Halle 14
Leipzig. Son travail a été recompensé par Prix Polyptyque, Mois de photo de Grenoble, la Bourse
Traversées, et fait partie de collection de FRAC SUD et FCAC Marseille.
Arina Essipowitsch propose une réflexion singulière sur la notion de stratification dans l'image ainsi que sur la photographie comme un espace mouvant et dynamique, une expérience immersive. Son travail, profondément nourri par ses expériences de la migration et du déplacement, (entre Biélorussie, Allemagne et France ainsi que voyages à l'étranger) se construit autour de la notion d’identité en tant que concept fluide, fragmenté et multiple. Elle utilise la photographie moins comme un objet fixe mais comme un acte et lieu du multiple, lors de la prise de vue ou dans le processus de restitution. L’identité, au coeur de sa démarche, est abordée sous l’angle de la pluralité. L’artiste la conçoit comme une entité éclatée, évolutive, un palimpseste en perpétuelle réécriture. Ce questionnement intime et autobiographique s’élargit pour interroger le médium lui-même : la photographie peut-elle saisir une identité en perpétuel mouvement ? Peut-elle être autre chose qu’un instant figé dans le temps ? Son travail déconstruit le paradigme du «conserver» pour ouvrir un espace où l’image devient un geste, un acte en devenir. Essipowitsch trouble la perception et redéfinit le rapport au visible.

Dans ses séries de photographies l’artiste aborde les notions de l'identité, de mémoire et de stratification par la mise en scène. Les personnages semblent vouloir fusionner avec les éléments aquatiques et minéraux, « faire un » avec le temps fixé de roche, et le temps fluide des cours d’eau. Plus d’un jeu de caméléon, les mises en scènes révèlent un équilibre fragile des lieux en transformation (paysages sensibles, reliefs accidentées, carrières abandonnées, maisons en construction, espaces en évolution). Si dans les prises de vue l’artiste experimente les mises en scènes dans les paysages uniques et met son corps à l’épreuve, la photographie, dans son oeuvre, ne se réduit pas à une captation du réel; le medium devient un terrain d’expérimentation physique et mental où le spectateur joue un rôle actif. Essipowitsch transforme ses images en objets tangibles, manipulables,
malléables et invite le spectateur à s’approprier l’image, à habiter l’espace photographique et à en devenir un élément constitutif. Le travail de la matière photographique est abordé par les gestes physiques sur les images. Les tirages ont leur autonomie, cependant leur sens se prolonge dans les installations et performances filmées.
L'artiste déconstruit la perception de l’image fixe pour en faire un processus vivant, un acte participatif et sensoriel. La question du regard, de la matérialité et de l’engagement du spectateur est au coeur de ses installations. Voir est aussi un acte physique, une interaction, un dialogue en perpétuel renouvellement.